dimanche 22 février 2009

L'écran...

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L’écran,
La vitre,
Qui font obstacle…
On voit,
On « sait »
Mais on ne sent pas…
Ni le vent,
Ni la pluie…
Un peu comme avec la télé,
On est informé,
Déformé aussi…
Un peu comme derrière sa fenêtre,
Voyeur mais pas acteur…
Je vais lire un livre
Qui traite un peu de ce sujet
« Est-ce ainsi que les femmes meurent ? »,
de Didier Decoin
Et cette réflexion me ramène aussi au net…
Parfois pas si net que ça…

9 commentaires:

Françoise a dit…

J'aime beaucoup ton texte de ce soir, Kat. Je le comprends et je ressens tes mots et leur sens. Et je l'approuve.

"Est-ce ainsi que les femmes meurent ? ». Une histoire qui fait froid dans le dos...

Belle soirée à toi, Kat, et douce nuit.
Je t'embrasse très fort.

Jorge a dit…

Ce titre est une parodie du merveilleux texte d'Aragon, "est-ce ainsi que les hommes vivent ?"
Je ne le connais pas mais j'ai déjà lu d'excellents ouvrages de
Decoin.
Le net pas si net ?
Oui parfois sans doute...

Kat Imini a dit…

Oui Françoise, une histoire qui fait froid dans le dos, et pourtant si vraie. La nature humaine image dans de nombreux cas à quel point le côté "humain" de l'Homme n'a pas progressé d'une once depuis l'origine... Contrairement à la technique... Et pourtant, bizarrement, nous nous sommes attribués le mot "humanité", mais nous sommes aussi l'inventeur du concept...

Kat Imini a dit…

Jorge, parodie je ne crois pas, mais jeux de mots oui... "Est-ce ainsi que les hommes vivent" est aussi le titre d'un très beau livre de photos (Editions du Chêne - Gabriel Bauret - Boutros Boutros-Ghali, Michel Onfray, Sebastiao Salgado).
Quand je parlais du net pas net, je parlais de ceux ou celles qui se cachent et se transfigurent derrière l'écran. Je t'embrasse Jorge.

Karl Chaboum a dit…

"Est-ce ainsi que les hommes vitrent ?"
Kat, nos gouttes se croisent. J'ai ressorti de mon classeur un texte mouillé que voilà:
"Yeux de vitre"
Les vitres pleurent.
Seules par milliers. Dans le noir.
Larmes de vitre.
Minuscules icebergs liquides.
Qui s'entrechoquent sans bruit.
Froides vitres.
Jeux de coulisse.
Veines d'eau.
Puits du ciel.
Vie de vitre vide.
Sans hypocrivitre.
Ainsi va la vitre
pour le bonheur de l'homme
dont les yeux de vie
se mirent dans la vitre.

Jorge a dit…

Joli texte,Karl. Ainsi va la vitre...

Kat Imini a dit…

Oui joli texte Karl, et si l'on rajoute le tain qui fait de la vitre un miroir, il ne reste plus qu'à sourire pour effacer les gouttes de pluie...

le-barbier a dit…

Après l'écran plat et ses images en 3D qui font qu'accentuer les ravages sur les neurones des nombreux téléphages...

Il parait que la télé odorante est en gestation..elle finira par asphyxier méthodiquement les quelques survivants de la télé réalité

Beaucoup de ressemblances avec ces anonymes barricadés derrière leur double vitrage (voire triple) et qui sont à l'affût du plus morbide des sensationnels.

L'indifférence finira par nous achever tous mêmes ceux planqués en arrière de leurs tentures.

Kat Imini a dit…

Il n'y a pas pire que l'indifférence, elle nous change en objet insensible, merci pour tes mots Le barbier.