samedi 23 janvier 2010

Et si les désirs devenaient réalité...

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Et si les désirs devenaient réalité…
Elle parle au téléphone,
Avec un Être de l’autre côté des flots…
Imaginons la même situation
Un siècle en arrière…
Elle n’aurait pas entendu Sa voix….
Si ce n’est dans son for intérieur…
Au jour d’aujourd’hui,
Elle sait qu’elle veut plus
Que l’entendre…
Elle a mis son imperméable,
Elle a pris son parapluie,
Elle attend la vague porteuse…
Elle est décidée…
En fait, elle vient de se décider…
Face à l’océan en furie
Les ondes passent,
Demain
Elle va quitter le continent,
S’envoler,
Le rejoindre,
Tout est possible,
Les mots dans son oreille
Ont ouvert la route…

11 commentaires:

jeff a dit…

Les techniques nous rapprochent... mais pas tout le temps pour nous réconcilier avec nos désirs... C'est vrai que parler avec quelqu'un qui est à l'autre bout du monde, avec son mobile, il y a quelque chose encore de magique ! Mais à force de nous rapprocher ainsi, ne perdons-nous pas la "vivacité" du désir j'ai envie de dire... Tout, vite, là, maintenant, font que tout va parfois trop vite et de nouvelles générations arrivent, capricieuses de leurs désirs non accomplis parce que ça ne va pas encore assez vite !
L'attente a quelque chose de magique... Le manque fait que dans cette attente, le désir se construit et crée l'envie !
Mon point de vue, c'est ça !
Qu'en penses-tu Kat Imini ?...

Bises nommées désir !

anne des ocreries a dit…

Qu'elle vogue ! les rêves n'existent que pour devenir réalité, sinon ce ne sont que de stériles rêvasseries ! qu'elle vogue !
il ne faut pas attendre le reflux....bises ma Kat !

Bluebird a dit…

Je crois que les rêves nous rapprochent plus que la technique. Elle n'est qu'un moyen de leur donner forme tandis qu'ils sont à l'origine de ce que nous faisons, l'étincelle qui allume le moteur.
Je t'embrasse fort, Kat.
Thierry

Françoise a dit…

Va-t-elle quitter le continent pour le rejoindre ?
Je lui souhaite, et ainsi, que son désir puisse devenir réalité !
Il ne faut pas trop faire attendre le désir, car celui-ci peut s'émousser et à la longue disparaître.
Alors, qu'elle aille le rejoindre, sans attendre !...

Bon dimanche à toi, douce Kat.
Je t'embrasse très fort.

le-barbier a dit…

Par les pouvoirs que je me suis conférés... je la fait: Mary Poppins sur le champ . Une traversée de l'océan en voltigeuse du meilleur de la réalité. Oyez, oyez ...braves gens, sur ces pages vos désirs sont de facto transformés en réalité !
Post scriptum ailé: la photo est sublime !

Philippe a dit…

Le bateau n'arrive pas !

Kat Imini a dit…

Jeff : Tout d'abord merci d'être passé par ici, tu passes quand tu veux, quand tu peux, il n'y a pas de rythme imposé, la porte est définitivement ouverte pour toi. Je te rejoins sur l'attente magique, sur le manque qui construit le désir et l'envie, le fast tout bien de notre époque n'est pas satisfaisant, il génère le toujours plus, toujours plus vite, la quantité qui supplante la qualité. Voilà mon point de vue qui apparemment se rapproche du tien, en toute sincérité. Bises et à bientôt ici ou "chez toi".

Anne : Je te reconnais bien là, dans toute ta spontanéïté et ta fougue, tu en as de la chance, j'aimerais tant être comme toi. Mais sur la photo, je suis sûre qu'elle va voguer. Bises à Toi.

Bluebird : Bonne idée que le rêve comme une étincelle, un catalyseur, citation bien connue cependant, "il vaut mieux vivre ses rêves que de rêver sa vie", à mettre en oeuvre en 2010. Je t'embrasse fort.

Françoise : Oui tu as raison, elle ne devrait pas trop réfléchir, le désir est ressenti immédiat, élan, il faut en profiter. Je t'embrasse très fort.

Le Barbier : Toujours une surprise et un plaisir que tes venues ici, Mary Poppins mais oui bien sûr ! J'aimerais bien que sur ces pages, les désirs de tous se transforment en réalité. Je t'embrasse.

Philippe : Il suffirait qu'elle plante quelques poteaux pour que le bateau se glisse à l'horizon, tes mots me rappellent une série de photos que tu m'avais généreusement "donnée"... Tu te souviens ? Je t'embrasse fort.

julie70 a dit…

J'adore le titre!

Au début, cela m'a fait peur, parce que des fois nos désirs ne deviennent pas la réalité a laquelle on s'attendait. Pas du tout comme on l'avais imaginé.

D'autre côté, lisant plus loin, je me suis dit "out!" "oui!" et je me suis rappelé de mon récit "now or never", de temps en temps, c'est mieux qu'on se l'avais imaginé et pas aussi mauvais qu'on ne l'avait crainte.

Des fois, on passe à travers l'océan, mais trouve-t-on ce qui était dans la tête, dans l'âme, dans le coeur? Je le souhaite pour "elle"! Je continue à lire des livres "Romance" ou toujours tout se termine bien, je continue à essayer, à espérer toujours.

Qu'il soit à cause de téléphone, à cause d'un email chaleureux ou d'un lettre comme dans les anciennes temps, qu'importe! Pas tout à fait, en fait, puisque la voix chaude que quelqu'un nous fait encore fondre plus que l'écriture noir sur blanc.

A chaque fois que je lis, ce que tu écris, quelles bouleversements je sens, quelle émerveillement!

Kat Imini a dit…

Merci Julie de ton beau et long commentaire, en fait ce qui fait que nous échangeons tous, des mots ou des images ou d'autres choses, c'est l'émotion, la sensibilité, l'évocation, tout ceci nous ramenant à des épisodes de notre vie vécus ou espérés. Je t'embrasse fort.

Karl Chaboum a dit…

La rivière du temps

Ne répondez pas à mon courriel, je serai rendu en 1876. Une brèche dans le temps m’a permis de m’échapper de l’an 2005. Un jour à la cour, un autre à faire la moisson dans les immenses champs, je ne m’ennuie ni des fax, téléphones, nouvelles internationales, ni des amis que je ne voyais qu’aux mariages et enterrements. Des amis, quand tu en as à la tonne, ça devient des copies. On n’a plus l’unique ami qui arrive à l’improviste et se sert un verre. On en a 100 qui ne viennent jamais, qui prient pour toi peut-être, t’englobant dans les millions d’autres amis autant d’Afrique que de Russie.

Le grand Dieu brèche, fendille un millénaire pour y incorporer un roi, un esclave, un Messie.
Et pourquoi pas moi, avec mon seul esprit, m’immiscer dans une brèche, me faufiler entre deux siècles pour goûter l’air frais du temps passé ? Être grand duc, être son esclave ? Reléguer aux oubliettes l’an 2005 et me rajeunir en reculant deux cents ans en arrière ?

Je brèche, je me suis jeté en bas du pont, lavant ainsi deux siècles. Je me sens d’une fraîcheur inégalée, nouveau-né. Mais je suis coincé en 2005, cage métallique.

Et je pense au paradis futur, comme une brèche dans le temps. Et je retourne en 1876 où mes amis ont le temps de se balader avec moi à cheval, se baigner dans un lac d’émeraude.

J’aurais aimé (un désir qui date de plusieurs décennies) vivre au XIXième siècle : un petit paradis avant terme, loin des derniers jours…

Mais là je rêve, il me faut revenir en 2005 et même si je n’ai que rarement des courriels de mes amis, je ne doute pas de leur bonne foi : le monde actuel est fou, irrécupérable. Sachons résister à la tourmente et faire une brèche dans le vrai paradis où l’on aura enfin le temps de savourer la présence de bons compagnons lors de banquets de mets huilés, à bâtir de ravissantes maisons, etc. Nous monterons alors pièce par pièce les maillons indestructibles d’une chaîne d’amis unis qui ensemble se témoigneront un amour véritable pour la Vie sans brèche.


Inspiré par Kate et Léopold, film où un duc plonge de 1876 à l’an 2000, découvrant une princesse qui n’a jamais fait de courbettes, où l’amour perce les siècles.

Kat Imini a dit…

Karl, ne doute pas de tes amis, ce commentaire vaut d'être publié chez toi, c'est une belle histoire, comme tu sais si bien les tisser.