samedi 23 août 2008

Une bruine...

(Merci à Philippe pour cette très belle photo)
Deux cents fois,
Deux cents intentions attentionnées,
D’abord à moi-même,
Et puis, vos mots laissés,
Qui me voient et me touchent….
Rien d’un record,
Juste un étonnement, une victoire…
Je me suis accordée un espace, une ouverture,
Ici…
Non que ma vie se résume à un écran,
Bien heureusement…
Non que je n’ai pas de place.
Je prends du temps pour moi,
J’ose me montrer un peu,
Me redécouvrir sans doute.
Chaque mot posé, chaque « image » choisie,
C’est un peu de moi,
Que je donne,
Une reConnaissance…
Une bruine de lettres, de photos,
Qui me dessinent au pochoir…

11 commentaires:

Philippe a dit…

C’est moi qui te remercie…
La bruine, après le soleil de la Crète, fait du bien !

Jorge a dit…

C'est joli mais soit je me me trompe, soit je sens une souffrance sous-jacente...
Alors Kat, tout ne va pas bien ?
Serrons nous la main...
Jorge

Kat Imini a dit…

Philippe, je redis que cette photo est magnifique. Une bruine c'est une pluie douce, un brumisateur de vie...

Kat Imini a dit…

Jorge, serrons nous la main, je t'embrasse.

The Boy Next Door a dit…

Ma chère Kat,

Cette photo est si belle qu'elle semble presque impossible, irréelle.
Comme Jorge, ton texte me donne une impression que je ne saurai vraiment définir. Serais-tu... désabusée ? Ou pire ?

Je t'embrasse fort.
Thierry

jean dubois a dit…

Kat-Imini bonjour,

Tant de fois vous avez provoqué des « heurs », décoché des « coups » que nous nous satisfaisons d’un œil pour vous lire.
Pensez-vous que pour autant l’œil poché ne perçoive pas votre « petit jeu », bien qu’il nous soit difficile de sortir du brouillard après deux cents coups bien intentionnés ?
Vous ne souhaitez qu’à demi que nous cherchions ce que le pochoir ne dessine pas. Le hors limite ! L’avant du contour !
Je conserverai, sans donner mes impressions, les trois derniers verbes qui me laissent penser qu’ils livrent, qu’ils affectent le sens du texte, des textes et des images : Etre, Donner, Dessiner…

Jean

jean dubois a dit…

Kat-Imini

De la cascade au torrent... Nous attendons ta rivière, ton océan...

Kat Imini a dit…

Thierry, c'est curieux, je n'ai pas écrit ces mots dans une ambiance ou une tonalité désabusée ou triste, plutôt comme une étape. Peut être mes questions sur continuer ou non décrire ici sont elles néanmoins perceptibles, je t'embrasse fort.

Kat Imini a dit…

Jean, à quel petit "jeu" faites vous allusion ? Je ne joue pas, je suis sincère. Voulez-vous dire que je ne me montre pas vraiment, sans doute, nous sommes un peu ici sur une place publique, je ne suis que rarement exhibitionniste. Cependant, sans doute la cascade, goutte à goutte mène-t-elle à la rivière et à l'océan... A bientôt, merci pour vos passages ici et vos mots.

jean dubois a dit…

Kat Imini bonsoir,

Les Indiens invitent à ne pas dire merci !
Cette politesse ici est signe de « dette » là-bas !
Aurais-je mis en doute votre bonne foi, votre vérité, que sur la place publique vous pourriez utiliser la vindicte pour faire reconnaître ma maladresse ?
Aucune malignité, le « petit jeu » n’était-ce qu’une ellipse, qu’un artifice d’écriture ?
Je ne suis pas joueur de cartes, toutefois, je songeais au jeu caché et au jeu découvert, au contenu caché et manifeste du rêve et de toute chose, toute image … Le « petit jeu » est perçu par l’œil blessé qui, c’est une évidence, n’est pas voyeur !
Pas de mise à ce jeu d’ombres ; un engagement sérieux sur la scène d’un théâtre où les jeux de plume de la dramaturge, les jeux de lumières de jour et contre-jour de la décoratrice et les jeux de scène de l’actrice, ne laissent qu’une « toute petite » place à ce que vous nommez exhibitionnisme, « c’est un peu moi ».
Le jeu vous l’explicitez très clairement ; le verbe redécouvrir (oui ce sont les verbes qui m’importaient dans votre texte et non pas ce jeu auquel je ne connais rien des règles… ... tu parles !!!) : on se couvre, se découvre et on se redécouvre. Quelle extrême nudité y aurait-il dans ce « re » ?
Tout le jeu est dans cette répétition qui vous voile !
Je ne sais plus dans quelle nouvelle ou poème Boris Vian écrivait : « On est toujours déguisé ; alors pourquoi se déguiser ? Autant se déguiser ! »

Kat Imini a dit…

Jean, j'aime beaucoup vos phrases "on se couvre, se découvre et on se redécouvre. Quelle extrême nudité y aurait-il dans ce « re » ? Tout le jeu est dans cette répétition qui vous voile !". Très beau vraiment, pas faux sûrement. Je vous embrasse, je me permets.