dimanche 11 novembre 2012

L'art de l'évidence...

L'art de l'évidence...
Ou peut-être,
L'art ou l'évidence...
En regardant en détail ce lion couché,
(qui orne l'entrée du Musée Jacquemart-André à Paris)
J'ai retrouvé le même ressenti
Que lorsque je vois un sportif réaliser avec aisance
Des exploits qui finissent par passer inaperçus.
Je m'explique...
Ce lion semble tellement réel,
(Au détail près qu'il a dû se baigner
Dans une fontaine pétrifiante)
Sa crinière semble si réaliste,
Son endormissement est si bien rendu,
Qu'à premier abord,
J'oublie de m'extasier
Sur le don de l'artiste qui l'a réalisé.
Lorsque l'aboutissement d'heures et d'heures de travail
Amènent à la perfection,
Elles ne sont plus que parenthèses,
Elles s'effacent,
Seul le résultat est perçu,
Comme une évidence presque facile...
Je m'efforce alors à mettre en œuvre
Une forme d'empathie,
Saurais-je faire ?...
L'évidence de la réponse
Remet les pendules à l'art...
 

4 commentaires:

Françoise a dit…

Mes pensées rejoignent les tiennes, Kat, lorsque je regarde les nuages, le ciel, les étoiles, la lune, et que je me dis que tout cela nous paraît d'un banal (pas pour moi !), et que l'on ne sait même plus s'en émerveiller. Pourtant, quand on y pense...

Je t'embrasse, ma douce. :-)

anne des ocreries a dit…

Un sacré savoir-faire, pour réaliser ces belles choses ! j'en reste souvent émerveillée, il a fallu tant de jours pour ce lion-là, et quelle réussite !

De quoi rester baba, pas vrai ?

Hubert a dit…

Comme j'aime ta conclusion...Je connais moi cette frustration qu'est de ne pouvoir ou savoir
s'exprimer au travers d'une réalisation artistique quelle qu'elle soit...Mais bon... l'espace que nous utilisons sur la toile ne comble t-il pas ce manque?...
Je t'embrasse

Kat Imini a dit…

C'est clair Françoise, quand on y pense, il y a très souvent de quoi s'émerveiller. D'ailleurs, je m'émerveille de te connaître, je t'embrasse fort.

Oui c'est vrai Anne, de quoi en rester baba. C'est un peu ce qui manque aujourd'hui, sans vouloir jouer les vieilles nazes, l'étonnement. Bises à toi.

Sourire Hubert, j'ai toujours eu envie de peindre, j'ai de l'imagination mais j'ai du mal à créer concrètement, donc j'évite. C'est vrai qu'ici compense un peu tu as raison. Je t'embrasse aussi.