samedi 31 octobre 2009

La machine à écrire...

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La machine à écrire…
Joli nom, plein de contradictions…
La machine n’écrit pas…
Ecrire,
C’est composer un texte,
La machine compose des mots…
Sous l’impulsion de doigts appliqués…
Qui leur donnent vie
Ou les retranscrivent.
En frappant
Sur ce genre d’instrument,
J’aime le bruit des lettres
Qui sortent de la corbeille une à une,
Encrée par le ruban,
De leur empreinte
Elles marquent le papier,
Puis retombent.
Alphabet bien dressé,
En représentation
Dans le cirque Royal
Catapulte d’idées ou de rêves,
Qui deviennent lisibles…
Audibles donc,
Un piano des mots…

mercredi 28 octobre 2009

"Je" de rôle...

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« Je » de rôle…
Pas drôle…
L’enfance garde en mémoire,
Aussi des moments
De grande solitude…
Le fou du roi,
Mis en échec…
Il en a marre de faire rire,
Ou, peut-être,
N’a-t-il justement
Pas fait rire…
Dans les deux cas,
Il se renferme,
S’isole dans ce « par-dessus »
Qui lui conférait
Une certaine superbe…
Il ne bouge plus une oreille,
Refusant d’égayer
D’un son de clochette
Sa bouderie douloureuse…

mardi 27 octobre 2009

Retrouver l'émerveillement...

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Retrouver l’émerveillement,
J’allais écrire reprendre,
Juste renouer avec,
Il n’a jamais été perdu…
Il somnolait…
L’émerveillement de l’enfance,
Une cabane sur la plage,
Construite patiemment…
Ses murs symboliques
S’appliquent à laisser passer l’air du large…
Sa terrasse a les pieds dans l’eau,
Son toit,
La nuit
Ouvre sur la voie lactée…
Et le jour,
Elle est un monde
Où tant d’aventures se jouent,
L’imaginaire de l’enfance
Et ses…
« On dirait que je serais… »

dimanche 25 octobre 2009

Association d'idées...

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Association d’idées…
Comme un bout de fil
Qui vous ramène à la bobine…
Là, je suis plutôt partie de la bobine…
Cette image,
Moitié de visage…
J’ai songé à Jeanne qui rie
Et Jeanne qui pleure…
De l’autre côté,
Son cou est-il bordé de chardons ?
Ce que nous montrons,
N’est pas exactement ce que nous ressentons…
Tout ne peut être extériorisé…
Pudeur ou jardin secret,
Politesse ou diplomatie…
Nous sommes seuls,
Chacun,
A tout savoir de nous…

Le fil m’a amenée
A repenser à Annie Lennox
Et à ce très beau cd qu’une amie m’a offert
(Pas de vidéo officielle de disponible,
Mais j’adore cette chanson)

mercredi 21 octobre 2009

Un certain temps...

Un certain temps que je n’écris pas au jour le jour… Que je rends visible des textes sortis d’un tiroir… Ils sont révélateurs à plusieurs titres. J’ai eu plaisir à les mettre « en lumière », les redécouvrant moi-même.

Mes mots sont capricieux, j’aime écrire mais j’ai souvent du mal à le faire. Peut-être parce que j’ai du mal avec la « création ». J’ai besoin d’un support, les photos en sont un. Elles m’inspirent des textes brefs, comme je l’ai souvent fait ici.

Je suis sans doute un peu faible, dans le sens du lierre, j’ai du mal à me hisser seule, j’ai besoin d’un chemin, ou plutôt d’une gare de départ, sourire, le chemin de faire…

Après, je ne construis rien, je laisse mes doigts transcrire mes pensées en direct, je ne reviens que sur la forme, jamais sur le fond.

Je ne sais pas pourquoi je vous dis cela, j’avais sans doute besoin de conclure ces « Echanges de couleurs », pour pouvoir passer à autre chose, peut être…

Cette photo, qui image mon propos, est symbolique, l’ombre de l’inspiration…

lundi 19 octobre 2009

Echange de couleurs (12)... The last...

« Il faisait déjà jour. Que faisons-nous dans cette pièce sordide ? Parce que ce qui nous était arrivé, je m’en souvenais, même si c’était par bribes. Qu’attendait-elle, ma belle rousse ? Enfin, était-elle bien la mienne ? »

Je lisais ses mots, mystérieux dans leur association, qu’il venait de m’envoyer, accompagnés de cette photo… Je m’imaginais avoir vécu la scène à laquelle il faisait allusion, j’avais du mal à voir une autre silhouette que la mienne en illustration. Cependant, il avait créé le cœur de l’histoire… Peut-être aurait-il dû écrire (« dû » ne sonnant pas dans mon esprit comme un reproche ou une correction de ses mots) « Que faisions-nous dans cette pièce sordide ? ». Un « i » qui change tout. Il aurait confirmé, ou concédé, par le temps du verbe, qu’il était en train de projeter autrement ce que nous pourrions vivre. Comme un rêve, extérieur, une vision, une allégorie...

Il ne nous était rien arrivé dans cette pièce sordide, nous n’aurions pas pu, d’un commun accord, nous y attarder…

A moins que…

Nous nous soyons retrouvés ici, mus par une soif mutuelle du corps de l’autre.

Marchant dans la rue, nous embrassant à fleur de bouche ou plus profondément, nous effleurant le corps de nos mains insistantes, ses doigts soulevant ma robe pour s’insinuer en moi, discrètement… Juste comme un essai, juste pour me donner l’envie ou l’audace de me plaquer contre un mur, de lui dire de mes yeux, viens te coller contre moi, viens…

Et puis, sentir son envie de moi, concrètement, tout près de mes cuisses, entre elles… Nos désirs se répondant en échos qui allaient crescendo… Nous aurions trouvé une allée, nous nous y serions engouffrés pour nous cacher un peu, puis une porte ouverte, une pièce vide, et cette soif grandissante, nous n’aurions pas regardé le décor, il n’y aurait eu que des corps vivants, palpitants, en manque l’un de l’autre, avec un besoin de se toucher, de se fondre, de s’oublier, de s’appartenir et de se partager...

Oui tout ceci aurait pu arriver et bien plus encore… Ce n’est pas le cas, nous ne nous sommes pas rencontrés, mais je sais que tout peut encore nous arriver.

Maintenant, j’essaie de lire tout ce que cette photo qu’il a choisie veut ou peut vouloir dire pour moi. Cette femme, isolée semble-t-il volontairement dans l’angle d’une pièce, s’accroche à ce mur… Elle s’est rapprochée de la fenêtre aux carreaux cassés, elle se met en lumière, non consciemment, mais cependant. Elle prend l’air, mais pas de manière légère… Elle est nue, mais c’est sa présence qui l’emporte. Elle n’est pas ostensiblement nue, elle est à la fenêtre… Elle appelle des bras tout en se prenant dans les siens, elle est contradiction. Elle attend sans doute qu’il se rapproche doucement, sans la brusquer. Qu’il sente que sa peau n’est pas protégée, fragile, perméable… mais très sensible… Elle l’attend, Lui, elle n’est pas Sa belle rousse, elle est femme, sentiments, sensualité, fragilité, tristesse aussi parfois… Sa posture est un cri muet qui dit « Regardes moi… Et viens vers moi doucement, mais viens vers moi ».

dimanche 18 octobre 2009

Echange de couleurs (11)

Lignes et volumes, on arrive à se perdre. En s’allongeant, le corps offre des circuits à parcourir, des appuis qui renversent les perspectives. Pendant ce temps, l’esprit part et propose des propres chemins, moins sensuels, parfois plus surprenants. Que faire quand l’esprit rejoint le corps pour donner de l’imagination à la sensualité ?

D’ailleurs, en fait, est-ce l’esprit qui rejoint le corps ou l’inverse ?

Ils sont étroitement liés…

Le corps est à la fois émetteur et récepteur, il fait caisse de résonance quand l’esprit imagine, il met en musique, il frissonne, il dit le désir…Les pensées prennent corps…

L’esprit garde en mémoire les souvenirs de la peau, les étreintes qui en deviennent inoubliables, les extases passés, telle un bibliothécaire dévoué…

Il est parfois aussi des mélanges de genre, où l’esprit teinte l’histoire de nuances particulières, corps et âme se répondent et s’éclairent… Des mots ouvrent des portes dont les clefs semblaient à jamais égarées, des rituels s’imposent comme des évidences, le corps palpite à l’unisson de ces pas réciproques, commençant à vibrer bien avant d’être touché.