Ou triste,
Les deux peut-être ou sans doute…
Est-elle triste de bouder ?...
Ou boude-t-elle parce qu’elle est triste ?
Elle regarde par delà son épaule,
Par delà elle-même,
Elle rabat les paupières,
Elle se couvre encore plus,
Plus que la frange longue,
Qui masquait déjà le regard.
Elle se clôt,
Attendant soit de se trouver,
Soit que l’on vienne la chercher,
Qui osera passer ses barrières ?
Personne peut-être,
Pas même elle peut-être…
Elle prend le risque…
Mais le sait-elle ?...
La grâce naturelle, spontanée,
On entend presque les claquettes,
Il marie Gene Kelly et Marry Poppins,
Le pied levé prêt à danser,
La main droite en parenthèse,
La main gauche porteuse d’ombrelle,
J’aime son expression,
Qui laisse le vent venir,
Et sa façon de porter le parapluie,
Qui laisse à la pluie son passage…
Qui pourrait dire s’il va s’envoler
Ou se mettre à danser ?
Que de routes lui sont ouvertes… !
(Photo : Fabrice D.
http://une-putain-de-bonne-photo-par-jour.blogspot.com/)
Comme des larmes figées,
Qui ne peuvent plus couler,
Comme des mots suspendus,
Qui ne savent plus se dire,
Je me sens cristalline,
Transparente, à facettes…
La lumière me traverse,
Et je la laisse passer.
Fragile et forte à la fois,
J’ai envie et besoin
De sourire et d’éclater de rire,
De dépendre les breloques de cristal…
Un plancher,
A coup de lattes (merci Bashung),
Jointées, fondatrices.
Une fenêtre, cadre vers le dehors,
Ouverture parallèle.
Une silhouette inversée,
Partition sensible,
Portée au sol.
Les bras aussi prennent appui,
Tableau noir et blanc,
Faire les pointes sur la tête,
Elle fait rentrer le soleil par son contraste,
Elle éclaire de son ombre…
(Photo : Fabrice D.)
http://une-putain-de-bonne-photo-par-jour.blogspot.com/
Il y en a tant !
Il s’agit de trouver sa propre clef.
De se trouver,
De savoir ce que nous voulons pour nous-mêmes,
De ne pas en démordre.
La « solution » n’est pas dehors,
Elle n’est pas dans l’Autre.
Il faut faire avec soi,
Connaître ses propres limites,
Savoir et affirmer jusqu’où nous n’irons pas,
Vouloir et confirmer nos convictions de vie.
Envers et contre tout,
Endroit et avec tout.
Juste ne pas se maltraiter,
Ne pas se brader,
Ne pas se résigner,
Se reconnaître pour être reconnu,
Se montrer vraiment pour être vraiment vu.
Je crois que nous initions par notre comportement,
Les réactions d’autrui,
Et celles-ci nous entraînent bien loin de nous,
Insensiblement, jour après jour…
Mais inéluctablement…
Capteur et émetteur,
Percevant et traduisant les émotions.
Cet œil dit « je sais, je sens »,
Il pleure, sourit, taquine.
Il dit « je t’aime toi, j’aime qui tu es, j’en suis sure »,
Il dit son étonnement..
Il parle sans voix,
Il est l’esperanto de la sensibilité,
C’est l’œil intérieur,
Celui de l’âme,
Il ne ment pas, jamais…